Puits Sainte-Marthe / Stiring-Wendel
En 1846 fut formée la compagnie des Mines de Houille de Stiring. Un sondage de reconnaissance de sol fut entrepris en mars 1847. En 1849, après avoir traversé plusieurs couches de charbon, le sondage dun diamètre de 0,60m atteignit 269,47m de profondeur. On décida alors de lélargissement du diamètre du puits sur laxe du sondage avec un cuvelage en bois. En 1854, après avoir atteint la profondeur de 110,53m, une subite et importante venue deau fit rompre le cuvelage et noya le puits. Les travaux de fonçage du puits Sainte-Marthe furent arrêtés. Son chevalement en maçonnerie traditionnelle, également appelé "Tour Malakoff" fut construit en 1852. Il s'agit du plus ancien chevalement toujours visible, du bassin houiller lorrain.
Siège Saint-Charles / Petite-Rosselle
Après les échecs de Schoeneck et de Stiring, la Compagnie des Houillères ed Stiring se tourne vers Petite-Rosselle où elle démarre le fonçage du puits Saint-Charles 1 en mars 1854. En juin 1856, les travaux recoupent la veine Saint-Jean. La production démarre en août 1857. Le puits Saint-Charles 2 (destiné à l'aérage et au remblayage) est foncé de 1875 à 1878. L'essentiel des équipements de surface du siège est mis en place entre 1880 et 1913.
Pour permettre l'exploitation d'un nouveau gisement de charbon gras (amodiation dans la Sarre), le puits Saint-Charles 3 est foncés entre 1925 et 1929. Avec l'amodiation en 1949 de tout le gisement du Warndt aux Houillères du Bassin de Lorraine pour une durée de 50 ans, l'avenir de Saint-Charles est assuré. En 1948, commence le fonçage du puits Saint-Charles 4 implanté en territoire sarrois. Ce puits d'aérage et de service doit faciliter l'exploitation du gisement amodié.
Le siège Saint-Charles est équipé d'un nouveau lavoir en 1954 et le puits 1 modernisé, mais de nouveaux accords franco-allemand stipulent, en juin 1956, que toute exploitation dans la partie Est de l'amodiation doit cesser fin 1961. Les études des géologues révèlent que les réserves qui restent à Saint-Charles sous le territoire français sont insuffisantes pour assurer l'avenir du siège. L'extraction s'arrête le 9 juillet 1965 et le puits Saint-Charles 4 est cédé au mines sarroises.
L'association des Amis du Puits Saint-Charles s'est battu pour préserver le chevalement du puits 1. Restauré, il est aujourd'hui encore visible, ainsi que d'autres bâtiments comme celui de la machine d'extraction, les anciennes écuries ou les bureaux. En Allemagne, le chevalement et la salle des machines du puits Saint-Charles 4 n'ont pas été démolis (voir en bas de page).
Siège Gargan / Petite-Rosselle
La Compagnie des Houillères de Stiring entreprend en mars 1882 le fonçage du puits Gargan 1 ainsi nommé en l'honneur de la famille cogérante de la Maison de Wendel. Les travaux recoupent le houiller à 334,40 m de profondeur ; le puits est terminé en 1888. Le puits Gargan 2 est foncé de 1891 en 1898 à proximité immédiate de Gargan 1. Le puits est mis en service en juillet 1892. Le siège dispose à présent de deux puits : Gargan 1 pour le service, l'aérage et l'extraction et Gargan 2 pour l'aérage et le service.
Le 1 er janvier 1962, l'extraction indépendante de Gargan s'arrête. Le siège est rattaché administrativement à Wendel. La production du secteur des flambants gras de Gargan remonte alors par le puits Wendel 2. En 1975, le puits Gargan 1 est fermé. Gargan 2, dans lequel sont captées plusieurs sources d'eau potable, est maintenu comme puits d'entrée d'air auxiliaire pour le siège Wendel jusqu'en 1980. Il est fermé en 1983. Il ne subsiste sur l'ancien carreau plus que le bâtiment de la machine d'extraction du puits 2.
Siège de Folschviller / Folschwiller
Après l'échec en 1911 du fonçage des puits Alexandre Dreux 1 et 2, la Compagnie des Mines de Saint-Avold entreprend en 1931 le fonçage des puits Folschviller 1 et 2. C'est une société allemande qui est chargée des travaux au titre des dommages de guerre. En 1933, une brutale venue d'eau noie le puits. En raison des difficultés de creusement, de la crise économique et de la guerre, les travaux se prolongent jusqu'en 1948. Les installations du jours étaient cependant pratiquement achevées avant 1939.
Après la nationalisation, les Houillères du Bassin de Lorraine reprennent les travaux de fonçage qui se terminent en 1948. En 1949, le groupe Saint-Avold fusionne avec celui de Faulquemont pour former le Groupe de Faulquemont-Folschviller. La construction du chevalement du puits Folschviller 1 avec la machine d'extraction en tête s'achève en 1950.
La production démarre enfin en 1949 (52 000 tonnes extraites). L'exploitation de ce siège est particulièrement difficile (importants dégagements de grisou, venues d'eau). La production atteint tout de même 922 000 tonnes en 1960. A partir de 1969, le déclin s'amorce pour ce siège que le plan Bettancourt condamne également. Les HBL, qui ont déjà fermé Sainte-Fontaine en 1972 et qui s'apprêtent à fermer Faulquemont en 1974, se livrent à une étude détaillée des potentiels de production des différents sièges du bassin.
Alors que la pérennité de la Houve est assurée, Folschviller est contraint à la fermeture le 2 mars 1979. C'est de la veine Maurice que les mineurs remontent le dernier charbon. De 1949 à 1979, le siège a produit 20 041 979 tonnes de charbon.
Aujourd'hui, la surprenante tour d'extraction métallique se dresse toujours au milieu de l'ancien carreau. A l'exception du portail d'entrée avec les loges des gardiens, peu de bâtiments ont été conservés.
Siège de Faulquemont / Faulquemont
La Société des Charbonnages de Faulquemont, constituée en 1920, devient propriétaire d'une concession dans la région de Faulquemont. Elle entreprend durant 10 ans une série de sondages profonds pour déterminer l'importance du gisement. Les travaux préparatoires pour le fonçage des deux puits démarrent en 1930 ; le fonçage des puits 1 et 2 est lancé respectivement en 1933 et 1934. Les deux chevalements à double compartiment et machines en tête (tour d'extraction 'marteau') sont édifiés en 1936. Le siège devient réellement productif en 1938 avec 135 784 tonnes de charbon extraites. Durant l'occupation allemande, la production atteint 1800 t/jour ; à la fin de la guerre les installations sont noyées.
La production reprend en 1945, et l'année suivante, la Société de Saint-Avold (qui exploite le siège de Folschviller) et la Société des Charbonnages de Faulquement fusionnent pour former le groupe Faulquemont-Folschviller des HBL. Des objectifs de production ambitieux sont alors fixés, mais malgré les 1 140 159 tonnes extraites en 1959, les résultats sont bien inférieurs aux objectifs fixés. Le prix de revient du charbon de Faulquemont est de 42% supérieur à celui du bassin, notamment en raison de grandes difficultés d'exploitation (échauffements spontanés, venues d'eau, coups de charge, dureté exceptionnelle du charbon).
Confirmée en 1959, la pérennité de Faulquemont est remise en cause par le plan Jeanneney de 1960. Grace à de nouvelles machines à double tambours, au soutènement marchant et à la concentration des travaux en 1963, la production et la productivité augmente. En 1965, année record, le siège extrait 1 243 270 tonnes de charbon. En 1968, André Bettencourt, Ministre de l'Industrie, annonce la fermeture de deux sièges lorrains pour 1975. Un important mouvement social s'étend à tout le bassin ; il prendra fin avec «l'accord de Forbach» qui confirme la fin de Faulquemont pour début 1975. L'arrêt de l'exploitation du siège intervient finalement le 27 septembre 1974.
Le siège de Faulquemont représentait un bel exemple d'architecture industrielle. Malheureusement la totalité des installations minières ont été démantelées. Le grand bâtiment des bureaux et les locaux sociaux ont toutefois été préservés et réhabilités.
Siège 1 La Houve et puits Barrois / Creuztwald
Suite aux sondages effectués entre 1853 et 1856 à l'initiative de l'Ingénieur des Mines Jacquot, une concession est octroyée par décret impérial à la Société de la Forêt de la Houve. Le premier puits de Creutzwald, le puits Marie, est creusé en 1895. Vient 5 ans plus tard le puits Jules. En 1907, y est implantée une usine électrique, la SALEC (Société Alsacienne Lorraine d'Electricité) qui contribuera au prestige industriel de la ville comme première centrale électrique du bassin houiller. Cette centrale fermera en 1953 et tout le siège suivra en 1955. Les chevalements seront démontés et les puits bouchés en 1988. Aujourd'hui, une zone industrielle remplace les installations du carreau.
Le puits Barrois est foncé en 1935. C'est un puits polyvalent, c'est-à-dire un puits d'extraction, de service et d'aération. L'extraction s'arrête en 1986, le puits est fermé en 1988 et le chevalement est démonté en 1989. La recette est détruite en 2004. Il reste aujourd'hui quelques bâtiments occupés par une entreprise, dont les bâtiments de la machine d'extraction et des douches.
Puits de l'Hôpital / L'Hôpital
La concession de L'Hôpital est accordée en 1857. La Société Houillère de Saint-Avold et L'Hôpital est créée en 1859 pour l'exploiter. Le fonçage des puits 1 et 2 démarrent en 1862. A partir de 1873, la Société Houillère de Saint-Avold et L'Hôpital fusionne avec sept autres compagnies pour former la Société des Mines de Sarre et Moselle. Cette nouvelle société entreprend en 1874 le fonçage du puits 3 et du puits 4. Ce dernier est abandonné en 1879 en raison d'infiltrations d'eau qui noient le puits. En 1888, la production du puits 2 fut de 68 900 tonnes, celle du puits 3 de 53 300 tonnes.
En 1888, le fonçage du puits 6 est démarré. Il atteindra la profondeur de 716 m. Une veine de houille de 90 centimètres est trouvée le 5 janvier 1894. Le puits est achevé en mars 1898 et l'extraction commence. En mai 1914, une forte irruption d'eau endommage le cuvelage du puits 6 et entraîne l'arrêt de l'exraction. A partir de 1918, les travaux des puits 3 et 6 sont abandonnés et noyés. Le puits 2 reste ouvert pour l'exploitation du futur siège de Sainte-Fontaine.
Les puits 1 et 2 sont fermés en 1971, le puits 3 est comblé en 1979 et le puits 6 en 1991. Aujourd'hui, il ne subsiste plus que les imposants bâtiments des machines des puits 2 et 6, ainsi que la cokerie de Carling en cours de démantèlement (début 2013).
Puits Merlebach Nord et Saint-Charles 4 / Allemagne
Bien que situés en territoire allemand, ces deux puits ont été foncés par les H.B.L. pour faciliter l'exploitation des gisements amodiés. Finalement cédés aux charbonnages sarrois, ils sont encore visibles de nos jours. Pour plus de photos :bassin houiller de la Sarre.

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