Epinac
En 1829 est créée la "SA des Houillères et du Chemin de fer d'Epinac" qui possédait quatre concessions : Moloy, Sully, Pauvray et Epinac. Dans ce bassin, seule la mine du Moloy présentait des ressources suffisantes pour une nouvelle exploitation. Dans cette optique, par décret du 1er avril 1944, la concession de Sully est scindée en deux : la partie Nord, contiguë à la concession du Moloy prend le nom de Saint-Léger-du-Bois et la partie Sud prend le nom de Veuvrottes. Par le même décret les concessions de Saint-Léger-du-Bois et de Moloy sont cédées à la Société Minière des Schistes Bitumineux d'Autun. Le siège de Pauvray ferme le 31 décembre 1949. La mine, non nationalisée, du Moloy ferme en 1950 et le dernier siège des Houillères d'Epinac, celui de Veuvrottes, est définitivement arrêté le 28 février 1966.
Source : Wikipédia
A Epinac, les bâtiments du puits Hottinguer, construits entre 1872 et 1876, abritaient un mode d'extraction par un système atmosphérique révolutionnaire : piston se déplaçant dans un tube de 558 m de hauteur et non par câbles traditionnels qui ne permettaient pas à cette époque de descendre aussi bas. Le bâtiment du puits Hottinguer est unique en France, on parle de tour Malakoff. Après la fermeture de la mine, le site fut occupé par une entreprise de peintures qui l'a fortement pollué. Depuis sa dépollution, une association tente de le restaurer et le valoriser.
Près de Saint-Léger-du-Bois, il reste un joli vestige de la mine du Moloy, le chevalement maçonné du puits des Fourneaux, marqué HCE et datant de 1863. A Veuvrottes, dernier site exploité dans le bassin d'Epinac, on peut encore apercevoir dans la forêt les entrées comblées des 2 plans inclinés utilisés pour l'exploitation du gisement de charbon.
Le puits Hottinguer / Epinac
Le puits des Fourneaux (mine du Moloy) / Saint-Léger-du-Bois
L'exploitation de Veuvrottes
Mine de schistes bitumineux des Télots - Autun / Saint-Forgeot
L'exploitation industrielle du gisement de schistes bitumineux au nord d'Autun fut entamée en 1824 et a fourni dès 1837 une 'huile de schiste' destinée à l'éclairage. Le schiste bitumineux est une roche contenant du carbone et qui, montée en température dans un four (c'est la pyrogénation) libère une huile minérale, presque identique au pétrole. Avec le développement de l'automobile, c'est dans la production de carburant que la mine-usine s'engagea. En 1936, les Télots furent le premier site au monde où les méthodes de craquages des huiles de schiste ont été appliquées. Cette usine devint un site expérimental dynamique, aux compétences reconnues, bien que la production soit restée modeste. Situés au pied des 2 terrils constitués des déchets de l'exploitation (il s'agit de schistes cuits), les vestiges de cette exploitation abandonnée en 1957 sont encore nombreux (recette supérieure du plan incliné, concasseur, silos de stockage...).
Source : plaquette de présentation du colloque 2010 sur le bassin minier de Bourgogne - Nivernais

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